PAULINE

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La bibliothèque – Un grand appartement parisien. Quatre chambres pour quatre jeunes femmes. L’une d’elle s’appelle Pauline. Sa chambre, c’est un refuge. Un endroit calme et abrité. Pauline y rassemble ses objets, ses vêtements, ses souvenirs et ses livres.

Dans la bibliothèque, les livres sont rangés par thèmes, par éditeurs et par affinités – surtout celles qu’on leur prête. C’est un classement bien personnel et seule Pauline peut s’y retrouver. Quelques-uns sont exposés : Alain de Catherine Robe-Grillet – avec en couverture, le couple Robbe-Grillet enlacé – côtoie ainsi Nouons-nous d’Emmanuelle Pagano, un recueil d’instantanés sur l’amour. Logique. On trouve aussi le DVD de Médée de Pier Paolo Pasolini « Ce personnage me fascine, explique Pauline, c’est une héroïne tragique, complètement moderne qui questionne son rôle et son destin de femme. » Au-dessus des livres d’art, la lettre de Roland Barthes à Antonioni est punaisée aux murs tel un manifeste: « une parfaite illustration, lumineuse, de ce que doit être l’art, l’artiste, la création mais aussi de mon désir de lecture » nous dit Pauline. Elle lit à voix haute une de ses phrases préférées : « La vigilance de l’artiste, est une vigilance amoureuse, une vigilance du désir. » 

Sur sa table de chevet, une pile de livres en cours de lecture ou à lire. C’est ici que Pauline ajoute les nouveaux, ceux qu’elle achète, compulsivement. « Ces livres sont à la lecture, ce que le moulin à prière est à la prière. » dit Pauline citant Michel Leiris.

Elle aime lire partout mais aussi faire lire. Ses livres circulent d’une chambre à l’autre. Il lui arrive d’en laisser dans le salon commun, une autre colocataire le prendra, se l’appropriera. Mais lorsqu’est évoquée la possibilité de délocaliser sa bibliothèque dans le salon pour faire de la place dans sa chambre, Pauline s’exclame : « En fait, je ne veux pas ! Je trouve ça drôle et intéressant une bibliothèque dans une chambre quand on pense aux désirs que représentent tous ces livres – désirs de beau, de connaissance, de mystère, d’évasion, d’évocation, de stimulation. N’est ce pas le meilleur endroit où l’on puisse les garder? »

Lectures – Pauline a des phases de lecture mais ses goûts sont constants : le roman, les essais, la poésie et le théâtre. C’est comme un cycle qui ne cesse de recommencer. En ce moment, c’est l’œuvre théâtrale d’Angelica Liddell dont elle apprécie la rage poétique pure. « J’ai vécu avec Liddell un véritable syndrome de Stendhal ! » s’amuse Pauline qui, en littérature, cherche davantage la quête de sens que les histoires. « J’ai une attirance pour les romans initiatiques, qui questionnent le monde et invitent à réfléchir » constate Pauline en regardant sa bibliothèque. Ce qui l’intéresse c’est l’aspect esthétique et psychologique, la métaphore, la fable. L’interstice. D’entre les livres, elle prend Le bel été de Cesare Pavese : « Peut-être mon livre de référence ! ». Un peu plus haut, elle tombe sur Une année studieuse de Anne Wiazemsky « Un véritable guide pour toute jeune femme ». Elle sourit et attrape, du côté des livres d’art Prenez soin de vous de Sophie Calle : « Idéal pour se consoler d’un chagrin d’amour ! ». Au pied du lit, traîne un autre livre – plutôt en mauvais état – de Cesare Pavese. Le métier de vivre. « Il m’a accompagné surfer sur la côte Basque cet été » se justifie Pauline.

Se protéger – Même quand elle n’aime pas un livre, Pauline se sent obligée d’aller au bout. Pour l’auteur, peut-être. Elle se souvient d’un 31 décembre où, manteau sur le dos et bouteille de champagne à la main, elle s’empresse de terminer un roman avant de partir réveillonner. Ce roman, offert ou choisi elle ne sait plus, elle ne l’aimait pas. Et elle ne pouvait imaginer commencer la nouvelle année avec lui. « Il faut savoir se protéger contre ses propres livres ! »


SES BONNES ADRESSES

Jardins d’écrivains : pour des bougies parfumées aux noms d’écrivains

Un jour une fête : pour les gourmets et pour y trouver de la belle vaisselle et des objets de décoration chinés ou signés par des créateurs (167 rue Saint-Jacques, 75005 Paris).

Librairie Le Coupe Papier : spécialisée dans les arts du spectacle (19 rue de l’Odéon, 75006 Paris).

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